Le brasage fort
Le brasage « fort » utilise des baguettes d’argent, de cuivre/phosphore, laiton… en guise de métal d’apport, selon usage. Leur point de fusion varie de 600 à 900 °C selon la nature de la brasure.
Ce type de brasage offre l'avantage d'obtenir une bonne résistance mécanique, notamment lorsque les pièces sont soumises à de fortes contraintes : dilatation, traction, charge, cisaillement... outre la soudure des types de cuivre, le brasage fort est parfaitement adapté pour réaliser des objets en fer forgé.
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La propreté des pièces à assembler est primordiale pour éviter que la soudure ne soit fuyarde. Le nettoyage consiste à
«blanchir» les surfaces mises en contact (1). Pour cela, utilisez une lime plate ou même un tampon ménager métallique.
Conseil de pro : évitez le papier abrasif. Si toutefois vous n'avez pas d'autre possibilité de nettoyage, prenez le soin, après avoir blanchi la zone à souder, de nettoyer les pièces avec un chiffon imprégné d'alcool à brûler, pour éliminer les particules de colles utilisées à la fixation de l'abrasif sur le papier qui nuisent à la soudure.
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Appliquez l'antioxydant approprié, le « flux » (2), recommandé par le fabricant sur les deux parties à souder (face extérieure du tube et face interne de la pièce femelle).
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Le réglage de la flamme du chalumeau (3) est très important. Selon le type den l'appareil, vous devrez intervenir sur les deux robinets (chalumeau bi-gaz) ou simplement sur la bague d'entrée d'air (chalumeau mono-gaz utilisé le plus fréquemment par le bricoleur).
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Chauffez la périphérie des deux éléments à assembler jusqu'à ce que le flux se solidifie. Ne chauffez pas trop près ! Toute surchauffe nuit à la qualité du soudage. (4)
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Lorsque le cuivre est à la bonne température, déposez le métal d'apport sur la zone à souder afin de réaliser un cordon périphérique uniforme et régulier.
Important :
- dans le cas d'une brasure à l'argent, il faut toujours retirer la flamme avant de déposer le métal d'apport. C'est la chaleur de la pièce qui doit faire fondre le métal et non la flamme (5) !
- s'il s'agit d'une brasure au cuivre, il faut chauffer en permanence durant le dépôt du métal d'apport qui ne doit en aucun cas être exposé à la flamme.
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Tour de main
- Pour éliminer facilement les traces de flux, brasure à l'argent notamment, dès que le métal d'apport est solidifié, plongez la pièce encore chaude dans un récipient rempli d'eau froide.
Précision sur le brasage fort II
Il faut distinguer deux types de brasage: Le brasage tendre (T°< 450°C). Ce sont les brasures étain (sn); étain-plomb (sn-pb)interdites sur canalisations eau potable; étain-argent (sn-ag)plusrésistantes que précédentes; étain-cuivre (sn-cu)remplacent les étain-plomb sur eau potable. Ces brasures nécéssitent un flux ou décapant approprié. Matériels appropriés: chatumeaux butane, propane ou oxy-acétylèniques. Température d'utilisation: entre 180°C et 250°C selon l'alliage. Les brasages forts (T°> 450°C): Laiton-zinc (Brox)généralement utilisés pour braser des petites pièces acier ou acier avec métaux cuivreux. Nécessitent un enrobage ou un flux approprié. Les brasures d'argent: très grandes plages d'applications. Principalement utilisées pour le brasage des conduites de gaz, on peut également l'utiliser sur des conduites d'eau où le droit à l'erreur n'est pas permis (par exemple: canalisation encastrée derrière un carrelage). Sur eau potable, choisir une brasure sans Cadmium, interdit dans ce cas. Assemblages possibles: cuivre/cuivre, cuivre/laiton, cuivre/bronze et dans certains cas, cuivreux avec ferreux. Pour toutes les brasures argent, il existe un flux approprié indispensable. Reste maintenant la famille des cupro-phosphore avec éventuellement dans leur composition un faible pourcentage d'argent aidant au mouillage et à la capillarité. C'est l'alliage le plus utilisé par nos amis plombiers. Petite particularité: pas de flux décapant sur les assemblages cuivre-cuivre et flux approprié pour les assemblages cuivre avec cuivreux (laiton, bronze par exemple). Pour le mode opératoire, voir le commentaire ci-dessus. Pensez que votre ennemi, c'est la surchauffe qui risque de faire mousser l'alliage et provoquer ainsi des porosités au refroidissement. Si vous êtes profanes, le mieux est de s'entrainer sur des pièces martyrs. Voilà! à vos chalumeaux et bon courage.Le 08/04/2009 à 11:24:17
Précision sur le brasage fort
Il faut savoir qu'il s'agit de brasures capillaires et ces dernières ont la particularité de toujours aller vers le point le plus chaud. Donc, pour effectuer une brasure "montante", il faudra favoriser la chauffe sur le point haut de la zone à braser. Maintenant, réponse à la question probable du profane: comment sait-on qu'on a atteint la bonne fourchette de température? (évitant ainsi, les petites boules de brasure qui refuse de mouiller et qui tombent inmanquablement sur les godasses !) C'est très simple... le flux n'est pas seulement un anti-oxydant, c'est aussi un précieux indicateur de tempèrature. Toujours chauffer les pièces à assembler et non directemant le flux avec une flamme neutre. Le flux, d'abord laiteux, va passer à l'état de poudre blanche pour ensuite devenir liquide et transparant. C'est à ce moment précis qu'il faut écarter le chalumeau et présenter la brasure. Celle-ci doit fondre immédiatement et filer dans l'emboitement par capillarité. Stop! on arrête tout, c'est fini, c'est propre et c'est solide et bien fait. Le 05/04/2009 à 03:55:20