Principe des chaudières micro cogénération
Cet appareil à condensation est une chaudière électrogène. Elle fonctionne au gaz naturel, au bois, comme au fioul. Dans cette chaudière, la chaleur nécessaire à alimenter les radiateurs, l’eau chaude et l’électricité est produite simultanément.
Pour fonctionner, le moteur produit une énergie mécanique qui entraîne un alternateur. L’électricité est créée. Mais, alors qu’elles sont habituellement perdues dans l’atmosphère, les calories contenues dans les vapeurs d’eau sont récupérées pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Le surplus d’énergie est alors vendu.
À l’origine, ces systèmes ont été développés dans les années 70 par les établissements publics afin de réduire leur facture énergétique. Ces dernières années, des chaudières micro cogénération à destination des particuliers ont été mises au point.
Autonome et rentable
Ces chaudières haut de gamme sont particulièrement écologiques. Le recours au réseau collectif est considérablement limité puisque l’électricité est autoproduite. Selon l’estimation des fabricants, 50 à 80% des besoins en électricité sont couverts.
L’autonomie de ces appareils est la bienvenue dans les zones isolées, sujettes à des coupures de courants lors des « pointes hivernales » comme la Bretagne, le Centre et le Sud de la France.
Le rendement de ces appareils à condensation est supérieur aux chaudières classiques. Quant à l’entretien de cet appareil, il n’est pas plus contraignant que pour une chaudière à condensation. Une visite annuelle suffit amplement à assurer son bon fonctionnement.
Encore beaucoup de freins
Le raccordement de ce type d’appareil est relativement complexe. Il est nécessaire de le brancher au compteur électrique de votre habitation et au réseau public d’électricité pour la revente de l’énergie produite.
L’inconvénient majeur de ces écogénérateurs est incontestablement leur prix : entre 10.000 et 20.000€. Même si le gain énergétique est au minimum de 50% par rapport à une chaudière classique, l’investissement de départ est trop important pour être rentabilisé. D’ailleurs, l’installation de cet appareil nécessitera parfois l’ajout d’une chaudière d’appoint.
La rentabilité future de ce système est donc fonction des crédits accordés par l’Etat et du coût de l’électricité revendue. De plus, seuls les appareils fonctionnant au bois sont réellement écologiques, les appareils au gaz ou au fioul rejetant encore trop de CO2 dans l’atmosphère.
