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Depuis le 1er septembre 2006, la nouvelle réglementation thermique "2005" est applicable partiellement, certaines exigences étant reportées au 1er janvier 2008.
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Les nouveautés positives de la RT 2005
- la prise en compte (enfin !) de l’orientation de la maison : 40 % de vitrages au Sud (20% sur les autres points cardinaux),
- l’incitation aux chaudières à condensation, chauffe-eaux solaires, VMC à hygro régulation, panneaux rayonnants (au lieu des convecteurs), etc,
- un renforcement annoncé des exigences d’isolation de :
- 10% sur les parois (murs, planchers, toits) et les portes et fenêtres extérieures
- 20% sur les ponts thermiques (1er janvier 2008), en particulier sur les liaisons entre les planchers des étages et les murs extérieurs
Ce qui manque toujours cruellement à cette réglementation :
- un contrôle qualité des réalisations d’isolation (alors qu’il existe déjà pour les installations électriques et gaz),
- la prise en compte des ombrages des auvents (l’immense majorité des auvents placés sur des fenêtres sud sont trop bas et empêchent les apports solaires d’hiver),
- la non promotion des maisons jumelées qui, à caractéristiques égales, consomment beaucoup moins d’énergie de chauffage et de terrain que les villas (rappelons que la consommation de terrain induit les habitant à s’éloigner toujours plus de la ville avec les longs déplacements en voiture à la clef),
- toujours pas de prise en compte de la thermodynamique (cf nos conseils de confort de demi saison et d’été et isolants), il faudra attendre 2012 pour cela,
- aucune incitation forte à l’isolation par l’extérieur ou à l’isolation répartie (les documents internes du CSTB montrent encore des schémas d’immeubles collectifs avec une "bonne vieille" isolation par l’intérieur en polystyrène),
- aucune incitation à l’installation de citerne d’eau de pluie,
- des exigences encore limitées sur les coefficients de performances des pompes à chaleur (COP mini=2,45)
Et en outre :
- l’objectif "tout réduction CO2" a ses effet pervers et les déchets nucléaires produits par l’électricité ne sont pas pris en compte,
- l’usage abusif dans les textes de l’appellation "maison bioclimatique". La RT 2005 ne prend en compte que l’aspect "orientation des bâtiments" du bioclimatisme,
- probablement aucune formation prévue des services d’urbanisme à l’orientation des logements au sud. Faire comprendre, surtout dans les régions à été chauds, que l’orientation sud est favorable au confort intérieur tant en hiver qu’en été nécessite une formation à grande échelle dans les mairies et DDE et cela ne s’improvise pas.
Sans formation, les prescripteurs ne seront pas en mesure de refuser des permis de lotir dont l’implantation des terrains soit peu favorable à cette orientation.
En conclusion, alors que 43% des énergies primaires sont consommée par les logements (contre 31% par les transports), le Comité Scientifique et Technique du Bâtiment combat le réchauffement climatique avec une mesure assez frileuse.
Espérons que ce CSTB fera des économies de chauffage les cinq prochains hivers en faisant bouillir les cerveaux de ses ingénieurs car il y a du pain sur la planche et du retard à rattraper pour la RT2010 !
En savoir plus ...
Rappels sur la réglementation thermique 2000
Principes
Conséquence de la loi sur l’air des décisions de lutte contre l’effet de serre prises lors du protocole de Kyoto en 1997, la RT2000 avait apporté des progrès de 20% par rapport à la précédente réglementation et de 5% par rapport aux "bonnes pratiques" de la fin des années 90.
Cette réglementation a imposé pour la première fois un niveau de performance global (isolation, système de chauffage, ventilation...). Par exemple et à titre schématique, il serait possible d’acquérir des fenêtres moins isolantes si l’on opte pour une ventilation très performante.
D’autres principes ont été apportés par cette nouvelle réglementation, en particulier
- la programmation dès à présent du renforcement régulier des exigences thermiques d’environ 10% tous les cinq ans,
- la mise en place du label HPE ("haute performance énergétique") et du label "solaire",
- l’utilisation pour la rénovation des bâtiments anciens des mêmes techniques performantes utilisées pour le neuf,
Mise en oeuvre
Les exigences pour respecter la réglementation thermique 2000 ont été les suivantes :
- la consommation d’énergie du bâtiment (chauffage, ventilation, eau chaude sanitaire) doit être inférieure à celle d’un bâtiment "de référence"
- en été (sans climatisation), sa température doit être inférieure à celle d’un bâtiment "de référence"
- les caractériques de l’isolation thermique et des équipements de chauffage, eau chaude, climatisation, ventilation(1) et de protection solaire doivent avoir des performances minimales.
L’isolation des bâtiment s’améliorant, la ventilation devient de plus en plus importante dans la maîtrise énergétique. De même, tous les composants d’un système de chauffage (et non plus la seule chaudière) seront pris en compte dans le calcul de performance globale.
L’objectif de cette réglementation est également d’être facile à comprendre et à appliquer par les professionnels.
Ainsi, pour vérifier qu’un logement répond aux exigences de la norme, deux solutions sont possibles :
- Soit par un calcul exact prenant en compte les caractéristiques précises de la maison à construire (et sa loclisation). Ce calcul est complexe et nécessite l’utilisation des logiciels spécialement développés pour la RT2000 et destinés aux ingénieurs thermiciens et experts du bâtiment.
- Soit par une méthode simplifiée (cf rt2000.net, rubrique "solution technique agréée") destinée aux professionnels non experts en thermique et aux particuliers qui souhaitent construire eux-même leur maison.
Cette méthode simple permet de vérifier que votre projet est compatible avec la réglementation thermique 2000.
| Important : si votre construction ne respecte pas les rérequis de cette méthode simplifiée (surface trop grande, matériaux non repris dans le document, isolation par l’extérieur), votre projet peut quand même être compatible. Il faut dans ce cas que votre constructeur ou architecte ait recours aux logiciels de calculs (ou fasse appel à un ingénieur thermicien ou à un expert du bâtiment). |
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